Publié dans Interviews

Saisir la Lumière

Hello hello,

Il y a peu, j’ai appris qu’une amie écrivait et qu’elle allait être publiée. De suite, je lui ai commandé un exemplaire. Il est important pour moi de lire ce que mes camarades rédigent.

Elle a écrit sous le nom Enley Tyler. J’ai lu Saisir la lumière en 40 minutes, le trajet entre mon kot et ma maison en voiture.

Texte D’Enley Tyler- Couverture de C.Kubat

Ce livre est facile à lire, les chapitres sont plutôt courts. Le style est clair.

Lorsque je l’ai terminé, je lui demandé une interview (qui se trouve ci-dessous), qu’elle a  accepté de m’accorder. Cependant, n’ayant pas des horaires compatibles, nous avons utilisé Google Drive.

Je tiens à remercier Enley Tyler d’inaugurer cette nouvelle catégorie.

Bonjour mademoiselle, pouvez-vous nous parler de vous? (âge , étude, ..)

J’ai actuellement 23 ans. J’ai toujours vécu à Fontaine-l’Évêque, petit coin paumé de Charleroi. Quand j’étais toute petite, quatre ans, si je me souviens bien, j’ai appris à lire seule avec ma mère. Par la suite j’ai appris à écrire seule, phonétiquement, je suis rentrée à l’école primaire alors que les bases étaient acquises et j’ai eu une scolarité facile à cette époque.

Mon adolescence, un peu comme pour celle de tout le monde, a été chaotique. Dépressions, renferment, harcèlement… J’ai connu. Pourtant, je peux dire que je ne m’en plains pas : c’est grâce à cela que j’ai grandi.

Depuis 2012, j’étudie pour obtenir mon diplôme de bibliothécaire-documentaliste à Malonne. Je reste très dévouée à la lecture et à l’écriture, qui sont mes amies de toujours. Je peins, je dessine encore souvent, je couds, je tricote… M’occuper les mains est une véritable manie.

Pourquoi cette envie d’écrire?

Il faut savoir que l’école primaire me laissait beaucoup de temps libre. J’apprenais très vite et les instituteurs ne trouvaient pas forcément de quoi m’occuper. Pour passer le temps, j’ai commencé à dessiner, souvent des personnages. Dans ma tête, je m’inventais des histoires autour de mes dessins, puis comme gribouiller ne me suffisait plus, j’ai commencé à écrire. Je devais avoir 10 ou 11 ans, à tout casser. Au début, c’était donc pour échapper à l’ennui.

Durant mon adolescence, c’est devenu un échappatoire. Je n’ai jamais su m’intégrer à l’école secondaire, il fallait que je m’évade quelque part où je ne serai pas jugée ni pour mes fringues, ni pour mon poids. De fil en aiguille, écrire est devenu un besoin. J’écris tout les jours, au moins une demi-heure : poésie, fiction, articles… Tout est bon pour m’exprimer par écrit.

Quelles sont vos influences?

Étant donné que j’écris de tout, je suis sûrement influencée par des dizaines de choses à la fois, et ce, sans même m’en rendre compte. Mon humeur décide souvent ce que je vais écrire : je ne vois pas comment écrire un passage où un personnage meure alors que je viens de passer une journée très amusante avec des amis.

Pour ce qui est du reste, mon inspiration vient de tout et n’importe quoi. Une musique qui m’interpelle, un tableau qui va particulièrement retenir mon attention… Une chose que je fais encore souvent, c’est aller seule dans un lieu public (gare, marché, etc.) et je regarde les gens passer. Si je croise un look atypique ou une conversation qui me paraît étrange, soyez certains que j’en ferai un personnage. Le monde qui nous entoure EST sans nul doute une influence.

Quelles sont vos idoles?

Sans hésiter, je répondrai qu’il s’agit des auteurs de mon enfance. J’ai souvent lu Gudule et Marie-Aude Murail, d’ailleurs il m’arrive encore souvent de prendre un de leur livre et d’engloutir un chapitre ou deux que j’ai pioché au hasard.

Neil Gaiman a été un écrivain très inspirant pour moi, surtout sa vision sur le passage d’un monde à un autre, le premier réel, l’autre totalement imaginaire.

En poésie, Charles Baudelaire est ma figure principale. Les Fleurs du mal est mon livre préféré, il passe au-dessus de tous les livres de fiction que j’aie pu ingurgiter dans ma vie. D’ailleurs, je l’ai en trois exemplaires différents dans ma bibliothèque personnelle et je pourrai en acquérir d’autres sans même hésiter.

Enfin, si je ne devais citer qu’une seule personne dans le domaine, je parlerais bien évidement de David Eddings, qui était un ami du célèbre Tolkien. Il est aussi doué dans sa façon d’écrire que dans sa manière d’orchestrer l’univers qu’il imagine, il a un niveau que je n’atteindrai jamais. Pour moi, cet homme est un dieu littéraire.

Comment décrieriez vous votre livre?

Ah, ah, c’est une bonne question. Quand mon entourage me l’a demandé, j’ai répondu : “C’est une simple petite histoire d’amour, ce n’est pas grand-chose”. En soi, c’est la vérité, mais de là à dire que ce n’est énorme… En réalité, j’ai beaucoup réfléchi à la manière dont j’allais mettre l’histoire en place.

Mon but était de ne pas révéler le nom de l’héroïne avant la fin de l’histoire. Pour pousser le vice encore plus loin, j’ai décidé que ce nom serait le dernier mot du livre. Autant dire que cette idée est devenue pour moi un challenge. Pour le coup, on peut dire que c’est une histoire d’amour, mais avec une forme de suspense.

Je décrirai aussi Saisir la lumière comme un hommage, à une personne que j’ai connue et à une histoire que j’ai personnellement vécue. J’avais le choix entre quatre histoires à publier, pourtant j’ai choisi celle-ci. D’ailleurs, j’ai délibérément choisi de cacher les initiales de cette personne dans un acrostiche juste avant de commencer l’intrigue.

Et après ça, j’ai osé dire que ce n’était pas grand-chose. Soit j’ai découvert la modestie pour la première fois ce jour-là, soit je n’ai jamais su me vendre, c’est au choix. Je pense que pour le savoir, la meilleure idée reste de me lire pour en être juge.

Les personnages sont-ils inspirés de personnes réelles?  

Au tout début, cela ne l’était pas. D’ailleurs, le personnage secondaire n’est né que d’un dessin que j’avais réalisé, auquel j’ai donné un nom. C’est autour de lui que tout tourne, quand on y pense. Quant à mon héroïne, je l’ai créée de toute pièce.
C’est le hasard qui a voulu que cette histoire et, par conséquent, ces personnages, prennent un peu vie dans la réalité.

D’une manière très flagrante, je me suis rendu compte que je ne parvenais jamais à concevoir un père aimant, ou attentionné envers ses enfants. Je pense que dans ce sens-là, je me suis sans doute inspirée de mon propre géniteur, qui n’a jamais été un père pour moi.

À ce sujet, j’offre un petit scoop, le prochain roman en construction sera entièrement inspiré d’une personne (et donc d’une histoire) réelle. C’est d’autant plus difficile pour moi, car je ne dois pas trop en dire, mais je ne veux pas mentir non plus.

Vous avez donc déjà commencé à écrire un nouveau roman? Vous pouvez nous en dire plus?

Par où commencer exactement ? Je prépare un roman, assez court également, qui serait disponible pour le mois d’août si tout va bien. Ce serait aussi une histoire d’amour, mais qui traiterait aussi d’un sujet qui me tenait à coeur : la schizophrénie.

J’ai commencé un thriller fantastique il y a quelques mois. J’ignore si j’aurai les moyens de me lancer, mais je voudrais en faire un livre interactif avec d’autres médias : vidéos, musiques, etc. Pour le moment, l’esquisse est là, mais rien ne dit que ce sera réalisable.

J’ai bien sûr des dizaines de récits en attente sur le coin de mon bureau qui demandent à être étoffés, mais qui sont tout autant de futurs livres qui pourront voir le jour.

Mon plus gros projet reste une trilogie, pour laquelle je mets un pont d’honneur à faire publier par l’intermédiaire d’un véritable éditeur. Ce sera long à achever, on peut chiffrer cela en années. Je n’en parle pas, c’est une surprise. Je peux juste dire que ce ne sera ni un héros, ni un antihéros.

Serez-vous présente lors d’événement tel qu’une foire du livre et avez des dates?

Honnêtement, non. Ce n’est pas du tout prévu au programme. Je ne dis pas que je n’aimerais pas, que du contraire ! Ce serait pour moi l’occasion de partager ce que j’écris avec plus de monde.

Le souci, c’est que pour cela il faut idéalement appartenir à une maison d’édition. Et cela n’est pas mon cas. Maintenant, si on m’invitait, comme ça, à l’occasion, je ne refuserai pas.

En revanche, ce serait une idée d’organiser un salon uniquement avec des livres publiés à compte d’auteur. Qui me suit ?

Avez-vous quelque chose à dire à vos futurs lecteurs?

D’abord, de ne pas regarder à la fin du livre pour connaître le prénom de l’héroïne. Cela gâcherait toute la surprise, ce ne serait pas drôle.

Puis, plus sérieusement, de ne pas se prendre la tête avec des détails. Je pense qu’il faut vraiment se laisser porter par l’histoire pour l’apprécier pleinement.

Ensuite, parlez-en autour de vous. C’était divertissant, vous avez été touché ? Dites-le à votre famille, à vos amis, à votre chien… n’oubliez pas de me donner votre avis, car il est toujours intéressant. Vous l’avez détesté et vous vous êtes ennuyé comme un rat mort du début à la fin ? Faites-moi parvenir le message, j’en prendrai bonne note pour les écrits à venir.

L’essentiel, pour moi, en tant qu’auteur, c’est de partager ce que j’écris avec le plus de monde possible. Et discuter de mon roman, en bien comme en mal, c’est faire ce pourquoi il a été conçu : partager.

Et bien Merci, au plaisir de vous lire!

Mais de rien 😉

Ynowebookaddition

Auteur :

Bibliothécaire - documentaliste en Belgique

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