Publié dans Interviews

Interview Sandrine Decroix (Mirage’s memories)

Bonjour à tous et toutes,

Vous trouverez ici, une interview de l’auteure Sandrine Decroix. Elle a gentiment accepté de répondre à quelques questions. Bonne lecture.

Bonjour,

Bonjour Emilie 

Tout d’abord, je tiens à vous remercier de bien vouloir répondre à mes questions.

C’est moi qui vous remercie de prendre du temps pour cet échange. J’ai à cœur de rester le plus proche possible de mes lecteurs, aussi chaque échange est pour moi très important. Encore une fois, merci à vous.
Pouvez-vous nous parler de vous et de votre parcours (études, métier, …) ?

Alors je m’appelle Sandrine, j’ai bientôt 44 ans. Je suis mariée et j’ai deux filles. Je pense ne pas me tromper beaucoup en disant que je suis quelqu’un de passionnée. 

J’ai fait des études d’arts plastiques, pendant 1 ans que j’ai abandonnées car cela ne me correspondait pas ou du moins ce n’était pas ce que je recherchais réellement. Les codes, les règles en art: très peu pour moi. Sinon, j’ai passé un BAC S, avec une option SVT et j’ai suivi un cursus d’un an en analyses biologiques. J’ai été cheffe d’équipe, en restauration, hôtesse animatrice. Depuis quelques temps maintenant je me consacre à l’écriture sous toutes ses formes: je suis auteure, Première Lectrice chez Heartless, Chroniqueuse (à temps partiel), et animatrice d’ateliers d’écriture. Je faisais aussi des interventions dans les écoles et collèges pour parler littérature avec les élèves, mais j’ai dû stopper. J’aime lire, écrire, partager, échanger, me sentir près de mes lecteurs.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et où puisez-vous votre inspiration ? Comment est née cette histoire ?

Ce qui m’a donné envie d’écrire ce sont mes soeurs cadettes. C’est pour elles que j’ai écrit ma toute première histoire: la Princesse du fond des Temps, un conte fantastique dans la ligne de « Princess Bride » ou encore « L’histoire sans fin ». Comme je dis toujours l’inspiration est quelque chose d’impalpable, d’intangible. On peut la trouver partout autour de nous. Je ne fais pas exception. Ensuite il faut savoir que mon cerveau déborde constamment d’idées. On dit que mon cerveau est en surchauffe perpétuelle, pour votre plus grand plaisir (enfin j’espère ^^ ).

Pouvez-vous nous speecher « Mirage’s memories. Tome 1?
La saga se déroule dans un futur post-apocalyptique. A la suite du Grand Bouleversement (guerres, catastrophes climatiques etc.), la Terre s’est tranformé en un désert aride. Le génome humain a été modifié provoquant chez certains Humains une sorte de mutation dotant certains de Pouvoirs extraordinaires que j’ai nommé Chi (KI dans les croyances asiatiques). Ce peuple transformé s’appelle « Télépathe » bien que la télépathie ne soit vraiment pas leur pouvoir principal.
Donc, sur la nouvelle Terre, il ne reste plus que 2 peuples ces Télépathes et les Hommes (humains sans pouvoir) dont la technologie a évolué avec son temps. Les premiers vivent dans la Forteresse, les autres dans les Cités. Chez les Télépathes, Amos : le « Maître Télépathe » veut asservir les Hommes. Un nouveau conflit éclate. Les peuples sont en guerre. Mais grâce à leurs Pouvoirs les Télépathes prennent le dessus, les Cités tombent les unes après les autres. Seule une Cité reste alors insoumise: Mirage.
En 3697, en pleine guerre des clans, Andrew, Markk et Dan, des Télépathes rebelles, quittent la Forteresse pour rejoindre Mirage centre de la rébellion.
Ainsi débute le premier tome.
Quel est le personnage auquel vous vous identifiez et pourquoi ? Quel est votre personnage préféré? (j’avoue avoir un faible pour Markk)
Je n’ai pas de personnage auquel je m’identifie. En revanche, j’aime beaucoup le duo Markk-Dan, ainsi que la peuplade des Lombrics.
Mirage’s memories aborde les thèmes de la guerre, de l’écologie et du vivre ensemble, ce sont des sujets qui vous touchent particulièrement?

Comme vous le savez (ou pas) j’ai commencé à écrire le premier tome de Mirage (la saga s’appelait alors Chroniques de Mirage) lorsque j’étais adolescente – 16 ans, en 1992. Malgré mon jeune âge, je me posais énormément de questions, notamment sur l’avenir de la planète. J’étais (et je suis toujours) une grande fan des émissions Ushuaïa de Nicolas Hulot. Je me posais effectivement (et encore aujourd’hui) beaucoup de questions sur l’avenir de l’humanité aussi, sur l’espoir.

C’est, comme vous l’avez compris, la base de l’univers de Mirage’s Memories.

 J’avais besoin de créer un univers très loin de notre époque; l’histoire donc se déroule en 3697 sur notre calendrier (antique pour mes héros). Cela m’a permis de totalement me détacher de tout ce que l’on connaît pour créer un univers à part entière avec sa propre histoire (toujours en lien avec la nôtre), sa propre chronologie (en annexe dans le livre), bref tout y est minutieusement étudié jusqu’au vocabulaire ou expressions inventés ainsi que la langue que les lecteurs pourront découvrir les tomes suivants.

Tout ceci fait de Mirage’s Memories un univers unique, autarcique. Il est très pointu, très recherché : les critiques vont toutes dans ce sens.

J’ai beaucoup aimé la façon dont vous décrivez Mirage comme une identité propre, comme si elle avait une âme et votre épilogue qui est pour moi parfait : pas trop long, relève des questions, s’arrête au bon moment dans une situation qui demande une suite. Comment donc, qualifieriez vous votre style d’écrire ? 

Tout d’abord, merci beaucoup, cela me va droit au cœur. Mirage (c’est donc le nom de la Cité) est effectivement une entité vivante, une représentation ésotérique de l’espoir mais elle est bien plus en vérité. Les lecteurs pourront s’en rendre compte au fil des tomes. Je ne peux malheureusement pas vous spoiler à ce sujet.

Mon style d’écriture? Honnêtement, je ne me suis jamais posé a question. Il est particulier, c’est certain après, je n’écris jamais dans le sens où je me donnerai un « style ». Non, je ne me pose jamais ce genre de questionnement, j’écris simplement.

 Pouvez-vous nous parler de vos projets à venir? 

Alors, déjà, après Mirage’s Memories, Heartless publiera mon autre saga: Le Cycle du Prophète, en 2021. POur les autres projets: j’aimerais réédité « la princesse du fond des temps » ainsi que d’autres écrits, mais cela est une autre histoire ^^
 
Avez-vous un petit mot pour conclure cette interview à vos lecteurs ?

L’espoir est ce qui maintient les peuples humains en dehors des ténèbres. Particulièrement lors d’événements troublants, difficiles, voire atroces. C’est aussi cette flamme fragile qui nous permet de voir « plus loin ». Croyez en vos rêves. Croyez en vous et gardez toujours espoir.

J’ajouterai que nous n’avons qu’une seule maison : la Terre. Nous ne vivons pas dans un monde imaginaire, nous ne pouvons pas, aujourd’hui du moins, prendre un vaisseau spatial et « migrer » vers une autre planète pour la coloniser. Nous n’avons qu’un seul lieu où vivre : notre planète. Respectons-là. Prenons-en soin. De la même manière, sachons voir au-delà de nos différences pour nous attacher à nos ressemblances.  Respectons-nous. Laissons notre orgueil de côté pour nous ouvrir aux autres ou du moins, pour accepter l’idée que nous pensons tous différemment mais que cela n’a que peu d’importance. Bien sûr, nous ne sommes « que des humains ». Nous ne pouvons pas aimer, apprécier tout le monde. C’est normal. Nous avons plus d’affinités avec certains plutôt que d’autres. Néanmoins, que chacun se respecte. C’est utopiste, c’est clair, mais l’orgueil est le pire des fléaux. Attachons-nous à notre humanité, protégeons-là.

 Je souhaite remercier les personnes qui me suivent depuis longtemps, mais aussi toutes et celles et ceux qui me lisent depuis la parution des livres, et qui m’encouragent à aller de l’avant.

 Encore merci de m’accorder cette échange. Je vous souhaite une belle semaine. 

Merci Emilie d’avoir permis ce moment agréable. Ça me touche vraiment beaucoup.

Publié dans Interviews

En savoir un peu plus sur The Eden of Books

Bonjour à toute et tous,

Aujourd’hui, je relance une catégorie qui me tenait à cœur : la catégorie « Interview ». Je commence 2020 en interviewant Jessica qui tient le blog @Theedenofbooks

Sans plus de préambule, je vous laisse à l’interview.

Bonne Lecture !

Bonjour Jessica, avant toute chose peux-tu nous parler de toi? (nom, ce que tu fais dans la vie, des enfants, tes passions?)

Bonjour, donc je m’appelle Jessica, belge, liégeoise avec l’accent qui va avec (celui-là je n’arrive pas à le cacher). Bibliothécaire sans les lunettes mais avec le chat ! Maman d’un adorable petit Dorian. Passionnée par les livres, les voyages, la cuisine et la bonne bière brune (vive la Rochefort).

Qu’est ce qui t’a donné envie de faire ces études ? Où les as-tu réalisée? Es-tu satisfaite de ta formation par rapport aux tâches que tu réalises réellement (et donc quels sont tes tâches? ) et quels sont tes tâches favorites ? et celles que tu aimes le moins ?

La lecture est une PASSION depuis mon enfance… où je dévorais livres sur livres. Au début, je voulais être volcanologue mais j’ai été raisonnable ! Bref, j’ai réalisé mes études de bibliothécaire – documentaliste à Liège.A présent, je travaille dans deux bibliothèques (après avoir bossé en centre de documentation et en librairie).

Mes tâches sont de lire tous les bouquins de la bibliothèque et d’attendre d’avoir des lecteurs…. Non en fait, je suis très polyvalente. J’encode, j’anime, j’élague, je raconte des histoires, je conseille les lecteurs, j’enregistre les prêts, etc. Pas le temps de s’ennuyer !!!

Depuis quand chroniques-tu ? Poster ou pas en ligne? Qu’est ce qui t’as donné envie de chroniquer ? Créer un blog, puis publier sur d’autres réseaux sociaux (comme ta page Facebook ou ton compte instagram) ?

L’aventure The Eden of Books a commencé il y a trois et demi. A l’époque, j’étais enceinte de 4 mois lorsque ma gynécologue m’a annoncée que je devais rester couchée le restant
de ma grossesse. Ne plus pouvoir parler de mes dernières lectures avec mes lecteurs allait être difficile pour moi car je vis quasiment 24heures/24 pour les livres.

Je connaissais depuis peu l’existence des blogueurs et je me suis dit que j’allais aussi créer ma page afin de partager mes dernières lectures. A présent, il s’agit d’un endroit où je partage mon ressenti sur mes dernières lectures mais aussi un journal sur mon métier de bibliothécaire. Outre le blog, je suis également présente sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram).

Qu’est-ce que tu aimes le plus quand tu portes ta casquette de blogueuse ?

Être blogueuse, c’est magique ! Pouvoir établir un contact privilégié avec les auteurs et les maisons d’édition. Partager ses ressentis sur ses dernières lectures avec d’autres passionnés et en débattre. Enfin, donner l’envie de lire, de découvrir un auteur ou un titre particulier.

Comment tu gères ta vie professionnel, familial et sur les réseaux sociaux? As-tu une méthode d’organisation ? LE BUJO?

Alors en 2019, j’ai découvert le Bullet Journal qui me permet de faire ma liste de tâches quotidiennes. Maintenant, j’avoue franchement que je ne suis pas quelqu’un de très organisée ! Même si mes lecteurs (et mon facteur !!) me demandent souvent comment je trouve le temps de lire autant entre mon travail et ma vie familiale…

Les réseaux sociaux prennent beaucoup de place. Plus tu as d’abonnés et plus tu reçois des messages et ces derniers temps je passe plus de temps à gérer mes pages qu’à lire.

Quel est le blogueur/se qui t’inspire le plus et pourquoi ?

J’adore suivre les autres blogueurs, découvrir les dernières vidéos de certains Booktubeurs (comme Nine, le Souffle des mots, Ilestbiencelivre)! J’ai succombé à l’envie de devenir blogueuse après avoir suivie quelques mois la blogueuse Carobookine.

Quel est ton coup de cœur littéraire de tous les temps ? Ton coup de cœur année 2019 ? La parution que tu attends le plus en 2020 ?

Ouf, la question difficile ! Je peux en citer plusieurs? Genre deux? Jane Eyre de Charlotte Bronte et La maison du canal de Georges Simenon. J’adore aussi les romans page-turner où tu ne sais déconnecter de ton bouquin !!! Maintenant, j’avoue ne pas prendre le temps de relire les livres aimés…

Concernant l’année 2019, je retiens particulièrement deux livres: « Dévorer le ciel » de Paolo Giordano et « Le pays des loups » de Tunde Farrand. Si vous ne les connaissez pas encore, je vous recommande d’aller lire mes chroniques sur mon blog !

Je n’ai pas d’attentes particulières pour 2020. J’espère juste avoir de beaux coups de cœur….

Un petit mot supplémentaire pour nos lecteurs?

Merci à vous mes chers lecteurs de me permettre de vivre une si belle aventure !! Et si vous ne me connaissez pas encore, n’hésitez pas à vous abonner à mon blog et à mes pages Facebook/Instagram 😉

Merci à toi Emilie pour cette interview !

J’espère que cette petite interview vous a plus et que vous en avez appris un peu plus sur The Eden of Books?

N’hésiter pas à vous abonnez à ces différents comptes.

Avez-vous des idées de personnes que vous voudriez que j’interviewe? : ça peut être à peu près n’importe qui …

Publié dans Interviews

Saisir la Lumière

Hello hello,

Il y a peu, j’ai appris qu’une amie écrivait et qu’elle allait être publiée. De suite, je lui ai commandé un exemplaire. Il est important pour moi de lire ce que mes camarades rédigent.

Elle a écrit sous le nom Enley Tyler. J’ai lu Saisir la lumière en 40 minutes, le trajet entre mon kot et ma maison en voiture.

Texte D’Enley Tyler- Couverture de C.Kubat

Ce livre est facile à lire, les chapitres sont plutôt courts. Le style est clair.

Lorsque je l’ai terminé, je lui demandé une interview (qui se trouve ci-dessous), qu’elle a  accepté de m’accorder. Cependant, n’ayant pas des horaires compatibles, nous avons utilisé Google Drive.

Je tiens à remercier Enley Tyler d’inaugurer cette nouvelle catégorie.

Bonjour mademoiselle, pouvez-vous nous parler de vous? (âge , étude, ..)

J’ai actuellement 23 ans. J’ai toujours vécu à Fontaine-l’Évêque, petit coin paumé de Charleroi. Quand j’étais toute petite, quatre ans, si je me souviens bien, j’ai appris à lire seule avec ma mère. Par la suite j’ai appris à écrire seule, phonétiquement, je suis rentrée à l’école primaire alors que les bases étaient acquises et j’ai eu une scolarité facile à cette époque.

Mon adolescence, un peu comme pour celle de tout le monde, a été chaotique. Dépressions, renferment, harcèlement… J’ai connu. Pourtant, je peux dire que je ne m’en plains pas : c’est grâce à cela que j’ai grandi.

Depuis 2012, j’étudie pour obtenir mon diplôme de bibliothécaire-documentaliste à Malonne. Je reste très dévouée à la lecture et à l’écriture, qui sont mes amies de toujours. Je peins, je dessine encore souvent, je couds, je tricote… M’occuper les mains est une véritable manie.

Pourquoi cette envie d’écrire?

Il faut savoir que l’école primaire me laissait beaucoup de temps libre. J’apprenais très vite et les instituteurs ne trouvaient pas forcément de quoi m’occuper. Pour passer le temps, j’ai commencé à dessiner, souvent des personnages. Dans ma tête, je m’inventais des histoires autour de mes dessins, puis comme gribouiller ne me suffisait plus, j’ai commencé à écrire. Je devais avoir 10 ou 11 ans, à tout casser. Au début, c’était donc pour échapper à l’ennui.

Durant mon adolescence, c’est devenu un échappatoire. Je n’ai jamais su m’intégrer à l’école secondaire, il fallait que je m’évade quelque part où je ne serai pas jugée ni pour mes fringues, ni pour mon poids. De fil en aiguille, écrire est devenu un besoin. J’écris tout les jours, au moins une demi-heure : poésie, fiction, articles… Tout est bon pour m’exprimer par écrit.

Quelles sont vos influences?

Étant donné que j’écris de tout, je suis sûrement influencée par des dizaines de choses à la fois, et ce, sans même m’en rendre compte. Mon humeur décide souvent ce que je vais écrire : je ne vois pas comment écrire un passage où un personnage meure alors que je viens de passer une journée très amusante avec des amis.

Pour ce qui est du reste, mon inspiration vient de tout et n’importe quoi. Une musique qui m’interpelle, un tableau qui va particulièrement retenir mon attention… Une chose que je fais encore souvent, c’est aller seule dans un lieu public (gare, marché, etc.) et je regarde les gens passer. Si je croise un look atypique ou une conversation qui me paraît étrange, soyez certains que j’en ferai un personnage. Le monde qui nous entoure EST sans nul doute une influence.

Quelles sont vos idoles?

Sans hésiter, je répondrai qu’il s’agit des auteurs de mon enfance. J’ai souvent lu Gudule et Marie-Aude Murail, d’ailleurs il m’arrive encore souvent de prendre un de leur livre et d’engloutir un chapitre ou deux que j’ai pioché au hasard.

Neil Gaiman a été un écrivain très inspirant pour moi, surtout sa vision sur le passage d’un monde à un autre, le premier réel, l’autre totalement imaginaire.

En poésie, Charles Baudelaire est ma figure principale. Les Fleurs du mal est mon livre préféré, il passe au-dessus de tous les livres de fiction que j’aie pu ingurgiter dans ma vie. D’ailleurs, je l’ai en trois exemplaires différents dans ma bibliothèque personnelle et je pourrai en acquérir d’autres sans même hésiter.

Enfin, si je ne devais citer qu’une seule personne dans le domaine, je parlerais bien évidement de David Eddings, qui était un ami du célèbre Tolkien. Il est aussi doué dans sa façon d’écrire que dans sa manière d’orchestrer l’univers qu’il imagine, il a un niveau que je n’atteindrai jamais. Pour moi, cet homme est un dieu littéraire.

Comment décrieriez vous votre livre?

Ah, ah, c’est une bonne question. Quand mon entourage me l’a demandé, j’ai répondu : “C’est une simple petite histoire d’amour, ce n’est pas grand-chose”. En soi, c’est la vérité, mais de là à dire que ce n’est énorme… En réalité, j’ai beaucoup réfléchi à la manière dont j’allais mettre l’histoire en place.

Mon but était de ne pas révéler le nom de l’héroïne avant la fin de l’histoire. Pour pousser le vice encore plus loin, j’ai décidé que ce nom serait le dernier mot du livre. Autant dire que cette idée est devenue pour moi un challenge. Pour le coup, on peut dire que c’est une histoire d’amour, mais avec une forme de suspense.

Je décrirai aussi Saisir la lumière comme un hommage, à une personne que j’ai connue et à une histoire que j’ai personnellement vécue. J’avais le choix entre quatre histoires à publier, pourtant j’ai choisi celle-ci. D’ailleurs, j’ai délibérément choisi de cacher les initiales de cette personne dans un acrostiche juste avant de commencer l’intrigue.

Et après ça, j’ai osé dire que ce n’était pas grand-chose. Soit j’ai découvert la modestie pour la première fois ce jour-là, soit je n’ai jamais su me vendre, c’est au choix. Je pense que pour le savoir, la meilleure idée reste de me lire pour en être juge.

Les personnages sont-ils inspirés de personnes réelles?  

Au tout début, cela ne l’était pas. D’ailleurs, le personnage secondaire n’est né que d’un dessin que j’avais réalisé, auquel j’ai donné un nom. C’est autour de lui que tout tourne, quand on y pense. Quant à mon héroïne, je l’ai créée de toute pièce.
C’est le hasard qui a voulu que cette histoire et, par conséquent, ces personnages, prennent un peu vie dans la réalité.

D’une manière très flagrante, je me suis rendu compte que je ne parvenais jamais à concevoir un père aimant, ou attentionné envers ses enfants. Je pense que dans ce sens-là, je me suis sans doute inspirée de mon propre géniteur, qui n’a jamais été un père pour moi.

À ce sujet, j’offre un petit scoop, le prochain roman en construction sera entièrement inspiré d’une personne (et donc d’une histoire) réelle. C’est d’autant plus difficile pour moi, car je ne dois pas trop en dire, mais je ne veux pas mentir non plus.

Vous avez donc déjà commencé à écrire un nouveau roman? Vous pouvez nous en dire plus?

Par où commencer exactement ? Je prépare un roman, assez court également, qui serait disponible pour le mois d’août si tout va bien. Ce serait aussi une histoire d’amour, mais qui traiterait aussi d’un sujet qui me tenait à coeur : la schizophrénie.

J’ai commencé un thriller fantastique il y a quelques mois. J’ignore si j’aurai les moyens de me lancer, mais je voudrais en faire un livre interactif avec d’autres médias : vidéos, musiques, etc. Pour le moment, l’esquisse est là, mais rien ne dit que ce sera réalisable.

J’ai bien sûr des dizaines de récits en attente sur le coin de mon bureau qui demandent à être étoffés, mais qui sont tout autant de futurs livres qui pourront voir le jour.

Mon plus gros projet reste une trilogie, pour laquelle je mets un pont d’honneur à faire publier par l’intermédiaire d’un véritable éditeur. Ce sera long à achever, on peut chiffrer cela en années. Je n’en parle pas, c’est une surprise. Je peux juste dire que ce ne sera ni un héros, ni un antihéros.

Serez-vous présente lors d’événement tel qu’une foire du livre et avez des dates?

Honnêtement, non. Ce n’est pas du tout prévu au programme. Je ne dis pas que je n’aimerais pas, que du contraire ! Ce serait pour moi l’occasion de partager ce que j’écris avec plus de monde.

Le souci, c’est que pour cela il faut idéalement appartenir à une maison d’édition. Et cela n’est pas mon cas. Maintenant, si on m’invitait, comme ça, à l’occasion, je ne refuserai pas.

En revanche, ce serait une idée d’organiser un salon uniquement avec des livres publiés à compte d’auteur. Qui me suit ?

Avez-vous quelque chose à dire à vos futurs lecteurs?

D’abord, de ne pas regarder à la fin du livre pour connaître le prénom de l’héroïne. Cela gâcherait toute la surprise, ce ne serait pas drôle.

Puis, plus sérieusement, de ne pas se prendre la tête avec des détails. Je pense qu’il faut vraiment se laisser porter par l’histoire pour l’apprécier pleinement.

Ensuite, parlez-en autour de vous. C’était divertissant, vous avez été touché ? Dites-le à votre famille, à vos amis, à votre chien… n’oubliez pas de me donner votre avis, car il est toujours intéressant. Vous l’avez détesté et vous vous êtes ennuyé comme un rat mort du début à la fin ? Faites-moi parvenir le message, j’en prendrai bonne note pour les écrits à venir.

L’essentiel, pour moi, en tant qu’auteur, c’est de partager ce que j’écris avec le plus de monde possible. Et discuter de mon roman, en bien comme en mal, c’est faire ce pourquoi il a été conçu : partager.

Et bien Merci, au plaisir de vous lire!

Mais de rien 😉

Ynowebookaddition