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Féminisme et philosophie – Geneviève Fraisse

Bonjour à tous et toutes,

Aujourd’hui cette chronique portera sur « Féminisme et philosophie : fabriquer le féminisme » par Geneviève Fraisse. C’est un essai aux éditions folio essais. Je l’ai reçu via la masse critique de Babelio pour les non-fiction. J’en avais sélectionné dont celui-là qui me tenait particulièrement à cœur car cette année, dans mes objectifs de l’année, j’ai déclaré que ma pensée féministe était un sujet sur lequel je devais travailler.

Maintenant que je vous ai dit pourquoi j’ai voulu lire cet ouvrage, je vais aborder un point sur l’autrice.

Qui est Geneviève Fraisse?

Geneviève Fraisse est une philosophe engagée et directrice de recherche émérite au CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Son travail est axé sur la pensée féministe. Elle a également été déléguée interministérielle aux droits des femmes (1997-1998) et députée européenne (1999-2004). Elle est également professeur à l’Institut d’études politiques de Paris où elle donne des cours de philosophie intitulé « Pensée des sexes et démocratie ». [Extrait de Philosophie et féminisme -2020]  Cours auquel j’aurais aimé assisté.

De la même autrice, en vrac. Tous ces titres, sont des ouvrages que j’ai envie de lire. G. Fraisse a écrit plus de 20 ouvrages sur

  • « Les femmes et leur histoires » (1998-2019)
  • « La différence des sexes » (PUF – 1996)
  • « Le privilège de Simone de Beauvoir » (Actes Sud – 2008)
  • « La sexualisation du monde » (Presses de Science Po – 2016)

Quatrième de couverture

Sartre écrit, dans Plaidoyer pour les intellectuels, que l’intellectuel est celui qui se mêle de ce qui ne le regarde pas, quand Beauvoir – à l’évidence – se mêle de ce qui la regarde, dans ses livres Le Deuxième Sexe, La Vieillesse. La question sexe/genre s’impose désormais comme problème théorique, mais l’objet de pensée échappe encore à la sérénité académique, comme à la légitimité scientifique.
L’étudiante Geneviève Fraisse a compris que la philosophie était le bastion le plus solide, parce que le plus symbolique, de la prérogative masculine. Alors il fallait chercher les mots possibles de l’émancipation féministe, de la démocratie exclusive au consentement par exemple, pour leur donner une consistance conceptuelle et les colporter sur les chemins de l’universel. L’histoire est un bon matériau, les textes anciens comme l’actualité récente, voire les événements tel Metoo. Car il faut s’introduire dans la tradition pour mieux la subvertir

L’essai

Geneviève Fraisse a choisi le rôle de « colporteuse » pour se présenter et présenter son travail. Elle explique qu’ » il n’y a pas de lieu fixe, pas de point de départ assuré et pas d’espace déjà donné à l’objet sexe/genre dans la pensée instituée « . Cet ouvrage est un recueil de « textes divers reproduis pour la plupart intégralement afin de respecter leur cohérence et leur temporalité ». L’essai présente l’évolution de la pensée féministe à travers plusieurs modes de pensée à diverses époque. L’ouvrage est divisé en trois parties qui apportent chacune un éclairage différent : « Épistémologie politique », « Corps collectif » et  » l’épreuve de l’histoire ».

Cet essai est le premier que j’ai lu sur un sujet qui me parle et me touche. Je pense que tout le monde devrait lire cet ouvrage, homme ou femme (ou qui ne se définit pas) pour comprendre à partir de quand le combat de la femme a commencé et se rendre compte du chemin parcouru et de celui à parcourir.

On rencontre dans cet ouvrage des héroïnes. Il est important de mettre en valeur les ces femmes extraordinaires (tout autant que les hommes). J’ai pris beaucoup de notes pour continuer à travailler sur ma pensée féministe. Cet ouvrage est pour moi une référence et permet de continuer notre réflexion. Je pense m’y replonger régulièrement et développer ainsi une pensée féministe cohérente.

 

Avez-vous déjà lu des essais ? Si oui lesquels et à quel sujet ?