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Songe à la douceur par Clémentine Beauvais

Chers lecteurs et lectrices,

Ce livre, j’en ai entendu parler 1000 fois, je l’ai vu encore plus défiler son mon feed Instagram. Une envie de lecture pointe le bout de son nez. Une lecture commune, bien évidemment, initiée par Jessica du blog The.eden.of.books

Titre : Songe à la douceur
Titre en VO : /
Série :/
Auteur(s) : Clémentine Beauvais
Genre : littérature française – Young adult – feel good
N° de pages : 240 pages
Publié le : 24 août 2016
Edition : Sarbacane
Format :Broché
Prix : 15 €

Songe à la douceur par Beauvais

Résumé

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ?
Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovski – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie


Mon avis

D’abord, je tiens à remercier mes copines de lecture commune sans qui je pense que je n’aurais pas sorti ce livre de ma bibliothèque. Il m’a faisait très envie, et ce n’entendais que des acclamations pour cette lecture. Le groupe m’a poussé sans s’en rendre compte à avoir le courage de la sortir et de le lire. Ensuite, j’ai eu une appréhension car je savais que le style d’écriture était particulier. Enfin, c’est mon premier Clémentine Beauvais.

Parlons-en du style d’écriture. Il est pour le moins originale, ça c’est certain! En effet, le texte est écrit sous forme de vers, le texte n’est pas justifié. Au début de ma lecture s’était très déroutant pour moi. Moi qui n’ai pas l’habitude de lire des textes poétiques, qui aime que le texte soit justifié. Je suis sortie de ma zone de confort. Après une cinquantaine de pages, je m’étais habituée à la forme du texte, il y a encore eu des ratés mais ça n’avait pas d’importance. Le texte chantait, dansait dans ma tête. La forme ne comptait plus, ne restaient que la rythmique du texte.

C’est un roman pour adolescent (les adultes allez-y!) qui est pour le moins originale. Et je pense que ça pourrait plaire à un public qui est assidu de lectures mais aussi à des jeunes qui chercherait par quoi commencer. Cela pourrait leur montrer que la littérature n’a rien de monotone.

Cette histoire est inspirée d’un roman d’ Alexandre Pouchkine, « Eugène Onéguine », que je n’ai pas lu mais auquel je vais remédier (peut-être avec Katia). Je ne saurais dire ce qui est de l’inspiration ou pas.

Nous suivons donc Tatiana qui rencontre Eugène dans le métro parisien. C’est l’histoire d’un amour d’adolescents qui se retrouvent. ils se sont aimés à respectivement 14 et 17. Elle est tombée amoureuse, il l’a repousse. Elle est trop jeune. Mais, il finit par un concours de circonstances, à devoir discuter avec elle. Une catastrophe les séparera mais ils se retrouveront 10 ans plus tard, dans le métro. L’adolescente est passé de la chenille au plus beau des papillons, Eugène quand à lui est choqué par sa beauté. Une belle romance!

Cette histoire m’a touchée. Une jolie histoire à lire au coin du feu en hiver, un livre cocooning, un livre pour le plaisir !

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Instragrammable par Eliette Abécassis

Chers lecteurs et lectrices,

Cela fait presque deux ans que je partage sur Instagram mes lectures, des expos, des lieux, mes addictions culturelles. Et depuis quelques temps, je réfléchis à l’impact des réseaux sur ma vie. Combien de temps j’y passe ? Est-ce bien nécessaire ? Je cherchais à lire à ce sujet. Jessica a lu ce livre et l’a aimé. Il s’agit de Instragrammable écrit par Eliette Abécassis paru le 10 mars 2021 chez les éditions Grasset, qui compte 177 pages.

Cette lecture est un coup de coeur mais je vous en parlerai plus en détail plus tard. Ce récit est percutant. Il donne à réfléchir. C’est pourquoi, avec Jessica et Mélodie, on s’est lancé dans un challenge fou : 24h sans téléphone et internet. On fait ça le samedi 01er mai et j’ai décidé de filmer l’expérience (soit ça sera une partie du vlog du mois soit une vidéo à part. Dites moi ce que vous en pensez).

Cette lecture a aussi donné lieu à un live où l’on interviewe l’auteure sur le compte Instagram de Jessica.

Quatrième de couverture

« A la terrasse des cafés, seuls ou avec des amis, ils sont sur le qui-vive. À l’affût d’une nouvelle, dans une attente fébrile, constante, ils ont toujours leur téléphone à portée de main. Le soir, ils ne s’endorment pas sans l’avoir consulté, le matin le saisissent avant même d’avoir ouvert l’œil, pour savoir ce qui est arrivé. Mais quoi, au juste ? »

Dans ces Liaisons dangereuses à l’ère d’Instagram, Éliette Abécassis décrit de façon inédite une génération née au début des années 2000, en proie à la dépendance et la violence induites par les réseaux sociaux.
Un roman incisif qui sonde notre époque, et tout ce qui, en elle, nous interroge et nous dépasse.

Mon avis

Commençons par le sujet. Ce récit traite à travers des adolescents et leur parents d’un sujet actuel et fort: le rôle des réseaux sociaux dans nos vies. Ce livre pose énormément des questions et apporte parfois une forme de réponse. Est-ce que l’image qu’on renvoie de nous sur les réseaux, après être passée les lois tacites de ce réseaux, c’est toujours nous ? J’entends par là, l’utilisation de filtres, de retouches, passer par l’uniformisation des genres et styles.

L’adolescence est une période où l’on se construit en opposition avec ce que nous ont inculqué nos parents et en même temps que nos paires qui deviennent nos modèles mais aussi dans des cas tragiques, nos bourreaux. L’auteure a fait ce choix parfait de nous faire suivre des adolescents (ainsi que leur parents) à qui on demande de faire des choix, de savoir ce qu’ils veulent faire de leur vie et ce qu’ils veulent être alors qu’ils ne se connaissent pas encore.

Ce récit apporte réflexions et nuances par rapport à un monde que l’on côtoie. Ce roman choral montre des avis différents et nous demande de nous forger notre propre point de vue.

L’écriture assez direct ,les chapitres plutôt courts et incisifs. L’histoire de ces adolescents m’a happée jusqu’à la dernière page. J’ai adoré ce roman qui fait le point sur des situations de la vie quotidienne : des ados dont le portable est devenu le prolongement de la main, une mère qui avoue ne pas toujours être très à l’aise sur les réseaux mais ne pourrait sans passer.

Je vous recommande ce roman 1000 fois, je l’ai adoré. Je pense qu’il peut être lu à différentes périodes de votre vie et qu’il vous apportera quelques à chaque fois.